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Soif

Soif de « J’ai Soif » ; une soif désaltérée, une soif inextinguible. Soif de ranimer ta soif ; soif de vérité, soif de vie.

Soif de Dieu.

« Ma soif de vérité était ma seule prière »

Édith Stein

Le texte du mois

Novembre 2019

Extrait de: "Des êtres transfigurés : Pourquoi pas nous ?"

Père Marie-Joseph Le Guillou

" La transfiguration de l'homme par la charité ou par l'expérience de l'Esprit est peut-être ce qu'il y a de plus central dans toute la spiritualité chrétienne. Nous n'avons pas assez conscience de la profondeur de l'influence de la charité dans l'épaisseur d'une vie humaine reprise par Dieu jusqu'au tréfonds d'elle-même..."

Octobre 2019

Homélie du Pape François à Sainte-Marthe du 28 septembre 2019

Lutter contre la tiédeur spirituelle

Demandons au Seigneur la grâce de ne pas être des «chrétiens à moitié», en se contentant d’une fausse paix intérieure qui ne porte pas de fruits : c’est l’appel lancé par le Pape François.

Adriana Masotti – Cité du Vatican

Le Pape François, dans son homélie à Sainte-Marthe de ce jeudi 26 septembre 2019, s’est penché sur la Première Lecture proposée par la liturgie de ce jour, tirée du livre du Prophète Aggée. Il s’agit d’un texte dur, dans lequel Dieu, à travers le prophète, demande à son peuple de réfléchir sur son comportement et de le changer pour reconstruire la Maison de Dieu.

Un peuple qui ne fait pas confiance et qui ne veut pas prendre de risques

Aggée, a expliqué le Pape, cherchait à raviver le cœur d’un peuple résigné. Le Temple avait été détruit par des ennemis, il était totalement en ruine, mais ces gens avaient passé les années comme ça, en s’en accommodant, jusqu’à ce que le Seigneur envoie son élu pour «reconstruire le Temple». Mais leur cœur était plein d’amertume et ils n’avaient pas envie de se mettre au travail. Ils disaient : «Mais non, non, ne nous avançons pas, peut-être que c’est une illusion, il vaut mieux ne pas prendre de risques, mais restons un peu comme ça…». Ces gens «n’avaient pas envie de se relever, de recommencer. Ils ne se laissaient pas aider par le Seigneur qui voulait les relever», avec l’excuse que le bon moment n’était pas encore arrivé.

«Et ceci est le drame de ces gens, de nous aussi, quand nous prend l’esprit de tiédeur, quand vient la tiédeur de la vie, quand nous disons : “Oui, oui, Seigneur, ça va… Mais doucement, doucement, Seigneur, laissons les choses comme ça… Mais demain, je le ferai !”, pour dire la même chose demain, et demain, renvoyer à après-demain, et après-demain renvoyer à encore après… et ainsi, une vie à repousser les décisions de conversion du cœur, de changer de vie.»

La tiédeur spirituelle est «la paix des cimetières»

Il y a une tiédeur qui souvent se cache derrière les incertitudes et qui repousse, en attendant. C’est ainsi que beaucoup de gens gâchent leur vie, et finissent «comme un torchon, parce qu’ils n’ont rien fait, seulement conserver la paix et le calme en eux !» Mais ceci, «c’est la paix des cimetières», a averti le Pape.

«Quand nous entrons dans cette tiédeur, dans cette attitude de tiédeur spirituelle, nous transformons notre vie en un cimetière : il n’y a pas de vie. Il y a seulement de la fermeture pour que les problèmes n’entrent pas, comme avec ces gens qui disent « oui, oui, nous sommes dans les ruines mais nous ne prenons pas de risques : c’est mieux comme ça. Maintenant nous sommes habitués à vivre comme ça.»

Le Seigneur demande aujourd’hui notre conversion

Le Pape François a averti que tout ceci nous arrive à nous aussi, «avec les petites choses qui ne vont pas bien, que le Seigneur veut que nous changions». Lui, il nous demande la conversion, et nous lui répondons : demain.

L’évêque de Rome a donc invité à ne pas tomber dans cet écueil : «Demandons la grâce de ne pas tomber dans cet esprit de “chrétiens à moitié” ou, comme disent les petites vieilles, de “chrétiens à l’eau de rose”, sans substance. De bons chrétiens, mais qui à la fin, n’ont rien fait.»

Que le Seigneur nous aide, a conclu le Pape, «à nous réveiller de l’esprit de tiédeur», à lutter contre «cette anesthésie suave de la vie spirituelle».

Septembre 2019

Encyclique de Benoit XVI, « Caritas in Veritate », en son point 76

" Un des aspects de l’esprit techniciste moderne se vérifie dans la tendance à ne considérer les problèmes et les mouvements liés à la vie intérieure que d’un point de vue psychologique, et cela jusqu’au réductionnisme neurologique. L’homme est ainsi privé de son intériorité, et l’on assiste à une perte progressive de la conscience de la consistance ontologique de l’âme humaine, avec les profondeurs que les Saints ont su sonder. Le problème du développement est strictement lié aussi à notre conception de l’âme humaine, dès lors que notre moi est souvent réduit à la psyché et que la santé de l’âme se confond avec le bien-être émotionnel. Ces réductions se fondent sur une profonde incompréhension de la vie spirituelle et elles conduisent à méconnaître que le développement de l’homme et des peuples dépend en fait aussi de la résolution de problèmes de nature spirituelle."